Les derniers San-Antonio
Rencontre d'un très sale type![]() Y sont p't'être déjà là... Les événements z’inexpliqués qui mettent en émoi la localité de Saint-Locdu, bien connue des San-Antoniens que nous sommes, sont-ils pures manifestations du débarquement des p’tits hommes verts ou bien, au bout du compte, ont-ils une explication beaucoup plus rationnelle? Quand la fiction et la réalité croisent le fer, notre cher commissaire se « trouve confronté à l’enquête la plus irrationnelle de sa carrière 1) »… Il faut bien le reconnaître, la Macchab Academy en avait surpris plus d’un et les couloirs du forum des Amis de San-A résonnent encore de discussions acharnées entre ceux qui avaient « accroché », comme on dit, et ceux (au rang desquels je me trouve) qui l’avaient été un peu moins. C’est donc inconsciemment convaincu que ce nouvel opus de Patrice Dard marquerait le retour à un San-A disons plus… conventionnel, que je laissai mes pas me guider à travers les frimas du rude hiver drômois, vers quelque échoppe où je savais pouvoir assouvir mon besoin trimestriel de littérature patricienne. Après m’être attardé sur la couv’ purement boucquienne où le Mastard est une nouvelle fois privilégié, je mis donc à profit mon samedi après-midi pour me le ligoter, avant de voir nos vaillants petits Bleus en découdre avec le « fighting spirit » irlandoche. Ces Rencontres d’un très sale type m’ont vraiment emballé : un scénario travaillé, une intrigue élaborée, des rebondissements, des mystères. Pour prendre une métaphore culinaire : ces ingrédients sont si habilement mélangés, s’entrecroisant sans aucune faute, qu’au final le plat est un régal. Alors quels sont-ils, ces événements étranges ? L’apparition d’une soucoupe volante, celle d’un para GI pendu au clocher, soixante-trois piges après la résonance des sanglots longs, et beaucoup de disparitions : une infirmière happée par son frigo, un mouflet coursé par un fauve échappé tout droit d’son plasma et pis not’ Béru dont la ressemblance avec son cousin Amédé-Baltazar, chef des pandores locaux, est mise à profit pour enquêter sur un mort qui chante du Spielberg. Le cousin officiellement disparu, c’est en compagnie de sa seconde, Marjolaine Toissy-Joly, que le commissaire va mener l’enquête. Inutile de vous dire qu’elle ne résiste pas longtemps au(x) charme(s) de San-A, malgré une bizarrerie œsophagienne lui faisant accrocher les wagons à un rythme soutenu. J’vous l’disais, l’intrigue est élaborée : le père de l’enfant disparu est un temps soupçonné, avant de trépasser en craignant que « ceux de là-haut » n’attentent à la vie de son rejeton ; San-Antonio pris pour cible tombe sur un DVD à ne pas mettre devant tous les yeux. Et encore : un boulanger cramé comme une brioche oubliée dans un coin du four ; son mitron, un gentil p’tit beur qui nourrit à coups de croissants not’ Pinuche dont le ciboulot fait de plus en plus régulièrement relâche, et puis un conte et un duc, respectivement père et fils, qui vivent dans un château dominant la contrée… Au final, les rebondissements s’enchaînent et se croisent, des vérités familiales jaillissent et tout ce charmant méli-mélo se décante, lors d’un huis-clos particulièrement humide voulu par les délires exterminateurs de l’un d’entre eux. En guise de post-épilogue, Patrice nous offre un point de vue cosmique pour le moins étonnant sur cette histoire, par l’intermédiaire de deux personnages qui apparaissent à cette occasion. Avec même quelques prémonitions sur l’avenir… ---- 1) C’est pas moi qui l’dis, c’est lui ! ________________________________________ |
Macchab Academy![]() Star-Ac’ System Les dérives de la reality-TV peuvent-elles conduire au meurtre ? Imaginez une Jennifer scraffée de frais dans les coulisses de la Star-Ac’ ou une Loana, les protubérances mammaires égorgées par un sadique ayant voulu en finir avec le star-system !! Voici les ingrédients du dernier opus de Patrice Dard qui prête à polémiques, mais aussi à rires et esclaffages. Moi, quand un « Patrice » paraît, c’est l’effervescence, le branle-bas (c’est rare !) de combat, l’effusion vers la librairie la plus proche et, enfin, la délivrance de déchirer le blister (Oh oui, déchire-moi l’blister !) recouvrant le book. Donc, j’ai donc demandé à ma dulcinée Pavlova de se procurer Macchab’ Academy, qui promet beaucoup de plaisir à mes zygomatiques (j’adore les « Patrice »). D’abord, la couverture. Boucq n’étant pas ma tasse de thé quotidienne, je m’attendais à un truc bizarre, comme on dit puis quand on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Je dois avouer que cette couv’ m’a surpris, elle me plaît. Colorée, rigolote et pas vulgaire. Béru bien sage au mitan de deux scraffés, c’est du bon ! Maintenant, le contenu. Hmm hmmm, je prends mon élan et je respire un grand coup, car c’est pas facile à annoncer, des trucs pareils. Comme toujours, je dévore le bouquin, mais, cette fois-ci, en deux fois. Effet bizarre ! Y a bien longtemps que ceci ne m’était pas arrivé ! Les titres des chapitres, qui sont souvent loufoques, sont ici des titres d’émissions de télé : « Faites entrer l’accusé », « Bon appétit, bien sûr ! » (sans imaginer la bonne bouille de Robuchon dans le poste, œuf corse !) et autres « C’est pas sorcier ». Patrice a choisi une dénomination originale que certains n’ont pas jugée excellente. Pour ma part, j’ai trouvé cela adapté à l’intrigue et pertinent. Now, le fond du bouquin, l’intrigue… Un dégénéré bute les participants à une émission de Jean-Paul Lavenue (Delarue ?) sous le prétexte qu’ils ont échappé à la mort de manière extraordinaire. Leur destin est alors scellé : ils n’y échappent pas, finalement, car le serial-killer devance nos sbires à chaque coup tiré ! Ce livre est une course-poursuite haletante entre le couple San-A / Béru et le serial-killer. Le scénar se déroule bien, la lecture en est très agréable et les coups de langue de San-A, avec un début de scène Lesbos, ont provoqué le lever au clairon de l’ami Popaul, bienvenu à cette heure-là (il était 22h, l’heure d’aller (se) coucher). On voit apparaître les personnages que Patrice a choisi de faire camper dans les intrigues des « Nouvelles aventures » : Toinet, Amélie, Pinaud, Béru… Félicie apparaît moins, Marie-Marie également et Pinaud décline. Certes, cela peut heurter des puristes, mais une série comme San-A doit vivre, évoluer et développer les personnages, ne pas scléroser les intrigues autour des « fondateurs » et ouvrir les scenarii à d’autres vues de l’esprit. Moi qui ne suis pas de ceux-là et qui n’ai, je l’avoue, pas encore lu certains passages-clés de la saga, je cautionne et apprécie beaucoup cette variété et ce mélange des personnages. D’aucuns diront que la qualité inégale des San-A (l’inégalité étant une notion toute relative, lorsque l’on parle de San-A) et la périodicité de leur parution peut porter préjudice au volume de bouquins vendus. Moi, je n’y crois pas trop. J’admire tous les auteurs, quels qu’ils soient, parce que se voir publié est déjà une belle aventure (bises à Maxou et Pascal, au passage), mais, quand ils ont du talent, il faut les saluer d’autant plus, et ici, c’est le cas ! Donc, malgré la première impression qui m’a laissé un goût doux-amer, un peu comme quand on bouffe une partie du zeste d’une orange alors qu’on s’attendait à n’en manger qu’un quartier, j’affirme bien haut que cet opus m’a plu et m’a laissé un bon souvenir. Vivement le prochain ! ________________________________________ |
Culbutes dans le calbute![]() Sortie le 9 mai 2007 Tout schuss ! 1)Quatre ressortissants russes tués dans une station de ski, trois attentats perpétrés dans des circonstances similaires (à chaque fois dans un taxi), trois victimes supplémentaires (les chauffeurs des trois taxis, suivez un peu, quoi...). Ajoutez quelques personnages pittoresques à souhait, des complots de famille, un secret d'état, Bérurier en taximan dans les rues de Courchevel et vous obtenez Culbutes dans le calbute, un Patrice grand cru, qui mérite largement son chamois d'or. Qu’on ne s’y trompe pas. La liste des macchabées est certes impressionnante, les coups de théâtre nombreux, les fausses pistes et chausse-trapes placées à intervalles réguliers, mais pour autant, Patrice agence tous les éléments avec une évidente maestria, et un art consommé du scénario. C’est vous dire, j’ai tout compris du premier coup ! Quand on lit les nouvelles aventures de San-Antonio, on est en effet frappés de constater une évolution évidente dans le choix des intrigues : plus solides, plus sérieuses, plus construites. Pour autant, l’auteur ne renonce pas, loin s’en faut, à ces instantanés, dont personnellement je raffole : mises en abyme, dialogues entre l’auteur et ses personnages… Béru ne répond-il pas à San-Antonio, qui menace de l’effacer d’un coup de plume : « Fais pas ça Tonio ! Ne fais surtout pas ça ! Tu m’conduirais aux oubliettes… et tu paumerais la plupart des tes lecteurs ! » ? Cela prouve, si besoin était, qu’on peut avoir une intrigue en béton armé, tout en s’autorisant des sorties en dérapage plus ou moins contrôlé. Tout n’est que question d’harmonie. Pour la galerie de tronches, mention toute spéciale au peintre russe spécialisé dans les portraits… d’anus ! (Un proctoplasticien, en quelque sorte…) Celui-là, il occupera une place de choix dans votre musée personnel, je vous en fiche mon billet. Surtout quand vous aurez lu ce qui lui arrive lorsqu’on lui propose Bérurier comme modèle… D’ailleurs, question personnage, Patrice innove en en réintroduisant un créé dans une aventure antérieure. On lui a posé la question de savoir s’il comptait en faire un personnage récurrent, il nous a répondu qu’il se tâtait, mais que pourquoi pas… Quand on sait que Marie-Marie adulte l’ennuie (il la préférait gamine), on peut très bien imaginer que… Oh et puis classe, à la fin ! Z’avez qu’à le lire, ce livre, puisqu’on vous dit qu’il est très bon ! Tiens, en parlant des personnages, vous avez remarqué comme nous que la tendance, depuis quelques titres, était au resserrement autour de la Sainte Trinité San-A – Béru – Pinaud ? Confirmation dans Culbutes… puisqu’on y retrouve notre trio magique, comme on l’a toujours aimé : Béru, soiffard et queutard, Pinaud, ergotant, radotant, mais toujours aussi précieux dans l’art de dénicher des indices et se brûlant la moustache et la casquette en rallumant son mégot. Et puisqu’on en est dans les topos de la geste san-antonienne, le livre ne s’ouvre-t-il pas sur un classique du genre : un interrogatoire dans les locaux de la Rousse, Pinaud s’octroyant un bain de pieds tandis que Béru se prépare une omelette au lard sur un réchaud de camping… Alors, nostalgique, le Patrice ? Qui sait… En tout cas, San-A nous délivre, dans ces pages, deux magnifiques déclarations d’amour à ses deux comparses de toujours. « Ne meurs surtout jamais, César. L’empire partirait à vau-l’eau ! » En fermant ce livre, on se dit que c’est impossible, car ils ont rarement été aussi en forme, nos héros. ---- 1) « Che peux pas, ch’ai les lèvres gerchées ! », répondit la Portugaise ________________________________________ San-Antonio s'envoie en l'air![]() Vive la Belgique, une fois !« Son premier réflexe[…] fut de tâtonner à la recherche de sa culotte ». Avec une pareille entrée, « San-Antonio s’envoie en l’air » promet de belles parties (de jambons ?) et des scènes mythiques. Je m’engouffre dans la brèche et je ne décolle pas du pavé que je me suis offert quelques minutes auparavant, bien m’en a pris ! Avec une couverture pareille, une partie du book doit bien contenir un poil ( !) de belgitude, n’est-ce pas ? Béru qui licebroque devant le Manneken Pis, effaré par l’appendice d’Alexandre-Benoît ; Pinaud en touriste nikonomaniaque sur la Grand’Place de Bruxelles, ça promet. Et, dans les San-A pur-jus, dont celui-ci fait grandement partie, les promesses ne sont pas comme celles des politiques : elles sont tenues. Il en est des San-A qui contiennent tous les ingrédients d’une bonne cuvée. Celui-ci appartient à cette catégorie : une très bonne intrigue (avec des mots bien pesés, soupesés, emballez, c’est pesé !), des personnages comme on aime les retrouver, l’actualité qui pointe le bout de son nez, et aussi, des moments anthologiques culiers sans trop y paraître. Une petite fille disparaît mystérieusement avec son père, divorcé d’avec une « relation » de la famille San-Antonio. La première enquête, infructueuse, menée par San-A, Béru et Baderne ne décolle pas le moindre indice des murs des tartisses de cette sombre affaire. Cinq ans plus tard, l’exhumation d’un « élément nouveau », dixit la justice française, permet une nouvelle instruction supplémentaire et l’enquête peut repartir. « Tous sur le pont ! » décrète San-A. L’Enaurme, le Débris, Toinet, Amélie Mathias sont d’astreinte pour venir à bout de chaque pouillème de poil de cul de début d’indice. Un bouton de vêtement et toute la filière est remontée ! Tout se passe comme si à partir de l’analyse des piquouses que se serait prodiguées un camé, l’on arrivait à remonter au plant de coca du fin fond de la Colombie, et, ça, j’aime dans les San-A ! L’équipe fait quelques découvertes macabres ou piteuses : un macchab achevé à la chaux vive, un corps qui gît à la surface d’une piscine en pleine Belgique (quelle idée d’aller se cailler les roustons dans un endroit si hostile!), un couple pas très clair au destin agrémenté de périodes tristes. Sa Majesté Bibendum 1er est ici au mieux de sa forme tant physique que morale, il ne force pas son talent sexuel, se grime en témoin de Jéhovah (d’ailleurs « les bourdilles, comme les roubignoles ou les témoins de Jéovah, marchent toujours par paires ») et apporte sa patte perso à l’enquête, face à face avec une pizza dont personne sauf lui-même n’aurait soupçonné qu’il s’agisse d’un mets comestible. Le plus grand chambardement dans l’équipe est opéré par La Pine. Amélie aurait trouvé des pilules-miracle qui ne lui font même plus perdre le fil de sa pensée ! Le Débris n’en est plus un, il n’effleure plus sa moustache avec la flamme de son briquet, il revit, César ! Quant aux autres, ils ne sont pas en reste : M. Haümisch (Geoffroy, Patrice n’a pas pu s’empêcher), Maître Koodtrijk (qui doit habiter Koortrijk, véritable nom flamand de la ville de Courtrai), Paul Hisson - qui en est un vrai - un peu pervers, bref de bonnes trouvailles, comme d’hab ! Côté pétrus et calçade (on pourrait associer cette assertion aux émissions « Côté maison », « côté jardin », imaginez le topo !), ce book nous sert une belle panoplie d’instants magiques. Bien évidemment, San-A y va de ses coups de chibre. Mais, de loin, Béru le surpasse. Un seul passage pourrait faire l’objet d’une thèse, lorsque Béru se soucie de son hygiène corporelle (paradoxe) et court chercher un « Jumbo » de la marque « la Perlouse », pour remplacer son slibard ayant décrété la fin des hostilités. La Belgique étant le pays des mœurs libérés, on assiste également à un épisode d’anthologie dans un club échangiste rempli de pervers flamands et wallons,… du bonheur sur papelard, ce passage ! Pour conclure, en tant que Ch’ti et admirateur de la Belgique (ma deuxième patrie après Tourcoing), j’ai été charmé par ce book, ravi de voir écrit « pistolet », « estaminet », d’entendre les bocks retentir dans une taverne flamande et de voir, qu’enfin, mon héros préféré traversait la frontière du côté de Wattrelos pour aller dans le plat pays, après, peut-être, une âgée de la moule qui lui aurait bien plu. Pour me combler, il ne reste plus qu’à écrire l’un des prochains avec une intrigue à Lille… Allez, Patrice, dis-moi que tu acceptes ! ________________________________________
Vingt mille noeuds sous les mers![]() Aujourd'hui, on plonge !!!Béru a-t-il à peine le temps de rajuster sa limouille dans son futal lors du centenaire d’Achille qu’on lui crie dans les esgourdes : « Remplissez les ballasts, chargez les torpilles, activez les ogives : aujourd’hui, on plonge ! » Loin du radeau de la Méduse, justement, Patrice nous fait plonger avec San-A et A-B-B vingt mille lieues sous les mers et nous évapore le courage avec des meurtres en vase clos dans « Le Fanfaron », bâtiment d’élit(r)e de la Marine Nationale française (Marseillaise en fond musical, les Zamis, siouplé), atteint de serial-killerite aiguë. Sous-mariniers désignés volontaires d’office par Mongénéral-Amiral-je-ne-sais-plus-bien (moi qui n’ai même pas fait la journée de préparation à la Défense), S-A et l’Enaurme embarquent dans un barlu en proie à une peur qui triture les méninges - jusqu’aux sphincters, pourtant avisés- des marins engagés : Cuisinier Danguille, marins Yannick Hassec et Vazclo de Gamelle, passent à la postérité, disparaissent en victimes d’un représentant de la Marine de guerre fidèle à sa tradition de Grande Muette, comme une carpe. Rien ne filtre de ce suppositoire nucléaire, pas même l’eau, que nos compères sont obligés d’ingurgiter salée, en guise (Duc de) bizutage. Vous pensez donc bien, chers aminches de San-A, que le Gros ne s’en laisse pas compter ; il n’a pas pour habitude de rouiller ou de tomber dans un coma hydraulique, Sa Majesté. Lors, une boutanche de Négrita vient à point nommé pour cet assoiffé perpétuel et cette absorption marque le début de l’intrigue abyssale. Chambres et locaux exigus (et meurtriers) à l’extrême, marins prêts à s’entretuer à la moindre anicroche, ambiance tendue, tout est là pour faire monter la pression dans les travées, si besoin était, de ce monstre de ferraille blindée. Sentiment de claustration pesant, énigme ficelée et accessoires de meurtres bien choisis, on ne peut supposer l’identité du malfaisant avant les dernières pages. Natürlich, le Gravos et le Commissaire sont entravés dans la bonne marche de leur enquête : tantôt viande froide libérée par l’excroissance béruréenne, tantôt pris pour des billes, ou encore presque occis par la perfidie d’un whisky cyanuré. On leur refile même un juge boitant et ambigu, Claude Hikan, pour les aider (ou les épier ??) dans leur tâche. D’ailleurs, pour l’anecdote, c’est Sarkoléon qui pourrait se réjouir de cette coopération entre la fine fleur de la Police Nationale (re-Marseillaise) et la justice (« pour une fois », aurait-il soupiré)! Même si cette dernière a cédé un peu trop facilement à la vivacité d’esprit (et de plus bas) de la maison Pouleman. Fouignozoff à tête chercheuse et Ami Tu-Tues en pogne, les inséparables limiers-limeurs résolvent œuf corse ce sac de nœuds, Béru, de corvée de patates, ayant prouvé sa supériorité queutarde à des marins exor-bités lors d’une séance de mesure de membre à l’aide d’un mètre (il faut bien cela !), San-A de corvée de ramonage (des cheminées, bien entendu). As a conclusion, les Zamis, ce book n’est pas à jeter à la flotte (même si le jeu de mots avec son titre eût été facile), car, il vaut mieux lire Patrice que Jules Verne pour plonger à bord d’un bathyscaphe : c’est plus poilant, et « y a d’l’action ». P.S : Bravo et merci à Boucq pour sa couverture, exceptionnelle, qui est la plus colorée, la plus imagée, voire la plus réussie de toutes, pour certains des amis ayant eu la chance de lire ce dernier opus. ________________________________________
San-Antonio contre San-Antonio
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